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Rythme et culture

« Le temps peut être considéré comme la métaphore d'une culture dans son ensemble. »

«Nous vivons dans un océan de rythmes», poursuit Edward T. Hall dans son ouvrage de référence «La danse de la vie».

L'un des livres les plus importants et formateur qu'il m'ait été donné de lire sur les cultures profondes et tout ce qui permet aux humains de se synchroniser avec leur environnement.

Dès l'âge de six mois, nous apprend William Condon cité par Edward Hall, le foetus commence à se synchroniser avec la voix de sa mère, puis, progressivement, avec l'ensemble de son entourage.

Mais que signifie au juste "synchroniser"? Toute personne qui a observé un couple de danseurs a pu constater combien leurs mouvements et leurs rythmes s'harmonisaient. Or il existe quantité d'autres rythmes, par lesquels nous nous accordons les uns aux autres : le rythme de la voix en est un, mais aussi la fréquence du feedback.  Cette dernière varie très significativement d'une culture à l'autre. Au Japon, ou dans les pays de culture hispanique où l'on est très attentif aux relations interpersonnelles, on n'attendra pas six mois comme les Américains pour signaler à son partenaire ou à un collègue ce qui nous gêne dans son comportement. Des variations subtiles dans la communication, verbale ou non verbale, déclencheront des modifications semblables aux corrections de trajectoire qu'apporte le pilote au gouvernail d'un bateau.

Aux Philippines, cela s'appelle la "Kapwa" : conscience du soi dans l'Autre, et de l'Autre en soi.

Un rapport très physique à l'altérité, qui passe par le ressenti. Dans les cultures occidentales, ce qui s'en rapproche le plus serait l'Empathie, et surtout le mit-fühlen des Allemands.

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